Limitez la question à l'essentiel

Modifié par Gretel Kerkhofs le 15/05/2012

Si l’on veut économiser l’énergie, il faut tout d’abord isoler correctement la maison. Ceci implique aussi une construction étanche à l’air. Et si la construction est bien isolée et étanche à l’air, il ne faut surtout pas oublier la ventilation, afin de garantir une bonne qualité de l’air dans la maison.

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© Centrum Duurzaam Bouwen

Construire étanche à l'air

Ce dessin nous permet d’apprendre beaucoup de choses :
  1. Les plus grosses pertes sont relevées au niveau de la toiture. Cela vaut donc la peine de veiller à une excellente isolation de la toiture, même dans une maison existante.
  2. Dans le cas d’une construction neuve, il ne faut pas oublier non plus l’isolation des sols. Même si on ne la voit pas une fois la maison parachevée, elle est essentielle.
  3. Si la maison a de grandes baies vitrées, il est important d’utiliser un vitrage isolant.

Isoler pour réduire les pertes

On peut comparer l’isolation avec un pull chaud en hiver. Un pull vous permet de garder votre chaleur ‘dedans’. Isoler signifie donc que vous devez réduire les pertes de transmission.

Un pull plein de trous n’est pas chaud : une isolation doit donc être ininterrompue. Si le pull se mouille, vous aurez froid. L’isolation est donc réalisée par l’air sec, statique qui reste emprisonné dans le matériau d’isolation.

Un matériau d’isolation ne peut pas être humide. Un pull n’est pas l’autre. Certains matériaux isolent mieux que d’autres. Cette différence est exprimée en valeur Lambda. Quand il y a beaucoup de vent, rien de tel qu’un bon anorak coupe-vent, aussi fin soit-il. L’étanchéité à l’air est tout aussi importante. Elle permet d’éviter des déperditions de chaleur incontrôlables.

 

L’isolation des murs et de la toiture

Le matériau d’isolation doit adhérer au mur intérieur. Dans la plupart des cas, on prévoit un creux afin de pouvoir éliminer toute trace d’humidité. Dans certains cas de figure, on peut remplir complètement le creux. La structure de la toiture joue un rôle important dans la lutte contre les pertes de transmission.

La sous-toiture bloque toute infiltration d’humidité ou de neige entassée par le vent. L’espace entre les chevrons peut être entièrement comblé avec un matériau isolant. Cette isolation doit adhérer à la structure et à l’isolation adjacente. Les fissures et les fentes sont à éviter à tout prix. Il faut aussi veiller au placement correct des écrans vapeur et de l’étanchéité à l’air.

 

Le vitrage isolant

Les baies vitrées ont pour but de laisser entrer la lumière. Pour ce qui concerne les séjours, la règle d’or consiste à prévoir une superficie d’environ 1/6 à 1/5 de la superficie au sol. Ces dernières années, on a mis au point différents types de vitrage qui isolent parfaitement. En utilisant un double vitrage, on peut obtenir une valeur U de 1.1. Pour des valeurs inférieures, il faut prendre du triple vitrage.

Les châssis présentent l’inconvénient d’être le chaînon faible dans l’enveloppe isolante de la bâtisse. Même en utilisant du vitrage isolant, on perd plus d’énergie qu’à travers une paroi murale ordinaire. Et pendant les mois d’été, les grandes baies vitrées peuvent générer une surchauffe à l’intérieur de la maison.

 

Isolation recommandée

   Épaisseur d’isolation
 Mur creux  10 - 17 cm
 Sols  6 - 10 cm
 Toitures  15 - 22 cm
 Vitrage  Vitrage à haut rendement U=1,1 - 1,3 W/m²K

 

Attention aux ponts thermiques

L’isolation doit être appliquée de manière ininterrompue. On appelle ces interruptions des ponts thermiques.
Un pont thermique est un endroit dans l’enveloppe isolante où l’isolation est moins bonne que dans la paroi environnante. C’est par cette voie que l’énergie fuit.

Et à l’endroit du pont thermique, la température en surface est nettement inférieure, poussant ainsi l’humidité contenue dans l’air ambiant à venir s’y condenser et à provoquer des problèmes d’humidité. La ventilation du bâtiment est cependant essentielle. Par ventilation on entend l’évacuation de l’air vicié : transpiration, odeurs de cuisine, animaux, fumées de cigarettes, ...


Exemple d’un pont thermique

Voorbeeld koudebrug

 

Une ventilation contrôlée

Depuis 2006, le règlement relatif à la PEB a rendu la ventilation obligatoire. Par ventilation on entend l’évacuation de l’air vicié et l’amenée d’air frais. La première fonction de la ventilation est donc d’assurer la bonne qualité de l’air.

On dit souvent que les bâtiments étanches à l’air seraient malsains. Mais il s’agit d’une idée fausse, car d’un point de vue énergétique, les bâtiments doivent être étanches à l’air. Ce qui veut dire que les courants d’air, les déperditions incontrôlées de chaleur et les systèmes de ventilation non contrôlés (courants de court-circuit) doivent être évités à tout prix.

A l’heure actuelle on peut mesurer l’existence de ces courants de court-circuit. Si ces mesures sont effectuées avant la phase de parachèvement, on peut encore rectifier le tir.

Nous devons donc remplacer la bonne quantité d’air et perdre le moins possible d’énergie. Si on remplace une trop grande quantité d’air, on déclenche des pertes d’énergie. Si on ventile trop peu, on a des problèmes au niveau de la qualité de l’air.

La ventilation implique une amenée et une évacuation d’air. Tant l’amenée que l’évacuation peuvent se faire naturellement ou mécaniquement. L’amenée naturelle par le biais de grilles dans les portes et fenêtres. L’évacuation naturelle s’effectue par exemple par des canaux de ventilation.

Dans le cas d’une ventilation mécanique à bascule, un ventilateur central distribue l’air par le biais d’un système de buses. Dans le ventilateur, il y a un système qui récupère la chaleur. L’air chaud qui sort chauffe l’air qui entre. Ainsi, on récupère jusqu’à 90% et plus en chaleur.

Le système exige des canalisations étanches à l’air et un bâtiment de même. L’installation doit être réalisée par un homme de métier.

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